HISTOIRE DE SAINT-YORRE

Saint-Yorre, célèbre pour son eau minérale, ne s'est pas toujours appelé ainsi. Au Moyen-âge, les gens de
l'époque prononçaient Saint-Thierry, Saint-Tiure, Saint-Thiaure, Saint-Yorre voire Saint Georges. La paroisse de
Saint-Yorre (les communes n'existaient pas encore) semble être née d'un moulin au lieu-dit "Villa Moulin", à
l'époque romaine. L'existence d'un important moulin dans cette région de Limagne n'est pas surprenante, en
raison de la fertilité de cette vallée qui devait produire du blé.
A la Villa Moulin, fut d'abord érigée une chapelle près de la source Guerrier. C'est là qu'ensuite fut construit un prieuré de bénédictins dépendant de l'Abbaye deCusset. Il sera entièrement détruit par une crue de l'Allier en 1739. Saint-Yorre dépendait à l'époque du canton de Busset.
En 1793, pendant la Révolution, Saint-Yorre comptait 233 habitants, alors que Busset en comptait 1442 et
l'ensemble du canton de Busset 4675. A ce canton en plus de Saint-Yorre déjà citée étaient rattachées les
communes suivantes : Mariol, Arronnes, La Chapelle et Molles. Avant la Révolution, la paroisse de Saint-Yorre
dépendait du puissant seigneur de Busset et était rattachée à la châtellenie de Vichy. La population de Saint-
Yorre, composée essentiellement d'agriculteurs, éleveurs, vignerons et laboureurs, restera assez stable pendant
plusieurs siècles, entre 200 et 350 habitants. Ce n'est qu'à partir de 1880, avec l'industrialisation des sources
d'eau minérale et l'arrivée du chemin de fer que la population de Saint-Yorre augmente sensiblement
(1886 - 734 habitants. 1901 - 980 habitants. 1926 - 1657 habitants). Aujourd'hui 2811 habitants.
C'est en effet en 1853 que Nicolas Larbaud, propriétaire d'un terrain marécageux à Saint-Yorre d'où sortait une
eau salée appréciée des bovins, découvre l'eau minérale. L'embouteillage va alors commencer sous forme
artisanale. Vers 1900, environ 10 millions de bouteilles seront produites. En 1926, on compte à Saint-Yorre 16
établissements exploitant 72 sources sur le territoire de la commune, auxquels il convient d'ajouter 12 autres
maisons procédant à la mise en bouteilles de 32 sources situées sur la rive gauche de l'Allier, sur les communes
de St-Sylvestre Pragoulin, St-Priest Bramefant, d'Hauterive. C'est seulement en 1936 que s'est créée la Société
Commerciale d'eau minérale du Bassin de Vichy. Aujourd'hui, la production annuelle tourne autour de 200
millions de bouteilles. Parallèlement à la production d'eau minérale, une autre industrie indispensable à
l'embouteillage voit le jour, à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci; la production des bouteilles de
verres. C'est ainsi qu'est née la verrerie de Saint-Yorre vers les années 1898/1901. Jusqu'en 1914, on produira
essentiellement des bouteilles. En 1914, avec la guerre, la verrerie sera réquisitionnée par les aciéries de
Firminy pour la fabrication de lingots d'aciers destinés aux besoins de l'armée. En 1928, commencera la
production des isolateurs pendant 7 mois de l'année, les trois autres mois étant réservés aux bouteilles. En
1936, débutera la production des bocaux. En 1947, le premier isolateur en verre trempé verra le jour.
Fermée depuis 2004, la Société SEDIVER produisait 20000 tonnes de verre environ chaque année et représentait
pour Saint-Yorre une richesse économique importante.
De nombreuses entreprises se sont implantées et ont apporté leur contribution au développement de la
commune. Des commerçants et artisans ont pu s'installer et voir prospérer leurs affaires.
De nombreuses constructions tant individuelles que collectives ont vu le jour.
Pour permettre l'implantation de nouvelles entreprises et faire face au problème de l'emploi, la commune
continue de participer à la réindustrialisation de l'ancien site de SEDIVER pour accueillir de nouvelles entreprises.