Hôtel de Ville de Saint-Yorre : rénovation et mise en valeur d’un patrimoine historique

vendredi 12 juin 2020

De l’automne à la fin de l’hiver, les façades de la Mairie de Saint-Yorre ont bénéficié d’une rénovation complète. Un lifting qui se remarque et qui a permis de remettre en valeur un bâtiment dont le volume d’ensemble a été acquis au cours des années 1930 comme en témoigne son style.

L’avancée qui lui a été rajoutée voici dix ans pour permettre l’agrandissement des locaux administratifs et l’adapter à l’accueil des personnes à mobilité réduite a quelque peu bousculé son harmonie première. Toutefois, le coup de jeune donné à ses murs et ses huisseries par un nettoyage soigné et le choix de couleurs à la fois sobres et claires, a permis de mieux intégrer ses différentes composantes.

En faisant le choix d’un bâtiment plutôt imposant pour leur petite ville, les édiles de l’entre-deux-guerres avaient voulu souligner la prospérité d’une commune qui avait, grâce à ses eaux minérales, connu un rapide développement économique et démographique.

Aussi, par sa rénovation, la Mairie de Saint-Yorre a-t-elle retrouvé, comme l’avaient voulu ses bâtisseurs, sa dimension d’Hôtel de Ville. Un ancrage historique que l’actuelle Municipalité a voulu renforcer par une décoration originale rappelant l’histoire thermale de la commune.

Pour cela, les élus ont fait appel à une artiste locale, Marion Daubannay (MARION LES COULEURS), qui a reproduit, à l’emplacement des fenêtres aveugles donnant à l’arrière du bâtiment, quatre affiches de quatre époques différentes vantant les mérites des eaux de Saint-Yorre.

Réalisées avec talent et un goût très sûr, ces peintures murales qui appartiennent au patrimoine historique de la commune ont été réalisées à partir des œuvres d’illustrateurs parmi les plus reconnus de leur temps.

En partant de la rue de Verdun, on peut voir une première affiche créée par Georges Nicolitch (1922 – …), célèbre illustrateur, pour les eaux du Bassin de Vichy dans les années 1950.

Puis c’est une deuxième affiche réalisée en 1896 par Albert Guillaume (1873 – 1942) peintre, affichiste et caricaturiste français parmi les plus renommés de la Belle Époque.

La troisième affiche a été créée par Jef de Wulf (1926  -1994), un artiste d’origine belge. Plus connu pour ses couvertures de romans populaires que pour ses créations réservées à la publicité et à la presse, cet illustrateur était admiré des amateurs de pin-up.

La quatrième, dont l’auteur n’est pas connu avec certitude, met en scène un personnage publicitaire représentant la science et le sérieux du monde médical, vantant ainsi les bienfaits des eaux du Bassin de Vichy. Un mot également sur la Source Château-Robert et Claude-Edouard Robert, industriel dijonnais puis parisien. Arrivé à Saint-Yorre dans les années 1890, il a foré six sources qu’il a mises en valeur dans un parc original, au sein duquel il fit construire un petit château bien connu des jeunes (et des moins jeunes) Saint-Yorrais, puisqu’il abrite aujourd’hui le Centre de Loisirs.

Ces travaux et cette décoration originale feront prochainement l’objet d’une inauguration officielle. Mais, d’ores et déjà, avec cette mise en valeur d’un élément important de son patrimoine, le centre-ville de Saint-Yorre présente un nouveau cachet propre à séduire les Saint-Yorrais et à attirer les visiteurs dont le nombre va très vite croître avec l’ouverture de la nouvelle « voie verte ».

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